Des Science Ac’ d’Ivry à Jalazun/Jifna

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Lors de la Fête de la Science en Palestine, l’association Paris Montagne et le comité de jumelage de la mairie d’Ivry-sur-Seine ont permis à quatre jeunes ayant participé à la Science Académie de réaliser et présenter des animations scientifiques à des Palestiniens du camp de Jalazun. La mairie d’Ivry a financé le voyage de ces quatre jeunes, d’une accompagnatrice de la ville et d’un accompagnateur de l’association. Cette expérience a été très enrichissante, en voici le témoignage par les Science Ac’.

Notre court séjour au camp de Jalazun fut des plus forts en émotions.

Nous arrivons en fin d’après-midi. Sur le trajet en taxi, nous ne pouvons que constater les effets visibles de la colonisation et des inégalités entre occupés et occupants. Nous arrivons enfin à Jifna, où nous serons logés dans une maison d’hôte. Aussitôt arrivés, Khaled vient nous accueillir. Il nous mène aussitôt à Ramallah où nous devions assister à une projection sur l’historique de la Palestine. Nous arrivons avec du retard mais la séance est un vrai choc. Des images fortes et des témoignages poignants qui nous font un peu mieux comprendre la situation complexe du conflit Israélo-Palestinien. A la sortie, nous rencontrons Muammar qui a créé sa propre chaîne télévisée, Wattan TV. Il nous accompagne dîner et nous profitons à nouveaux de témoignages forts.

Le lendemain, nous visitons Ramallah. Au cœur de la capitale palestinienne, nous tentons de nous imprégner de la vie des Palestiniens. Puis nous profitons d’une visite de l’université de Birzeit. Toute récente, équipée et très diversifiée, elle possède une grande bibliothèque, un centre de recherche et même un musée! Ensuite, nous passerons l’après-midi au camp de Jalazun. Nous visitons le centre éducatif pour enfants Al-Karama, et les volontaires nous présentent leurs activités et leur engagement, comme par exemple Orabi qui nous explique qu’il est volontaire pour donner un sourire aux enfants du camp. Nous partageons la Makloubah avec eux, plat traditionnel de la région.

Nous faisons le tour du camp dans l’après midi et avons l’occasion de présenter nos animations aux enfants du camp qui ne vont plus à l’école depuis bientôt 3 semaines, l’UNRWA étant en grève. Après quelques petits problèmes d’organisation (les enfants n’étaient pas au courant des animations que nous allions faire), Asma a convaincu Hassan, un des volontaires du centre, de ressembler tous les petits qu’ils verraient dans la rue. Puis Hassan a eu une idée géniale !! Celle d’envoyer son fils de 9 ans et sa fille de 7 ans dans le camp pour utiliser le « bouche à oreille ». Les enfants ont été très réceptifs et ont participé activement. Certains observaient même l’animation depuis les fenêtres. Tout s’est très bien passé et l’animation s’est terminé par une distribution de bonbons et des photos. Donc au final, grâce essentiellement à la réactivité des gens du centre Al-Karama, tout a été parfait ! Même les adultes ont participé activement à l’animation : ils sont venus assister et certains ont osé poser des questions sur ce qu’ils n’ont pas compris.

Après cela, deux jeunes animatrices volontaires nous offrent quelques productions des enfants faites au centre pendant les vacances. C’était très émouvant car nous avons retrouvé l’esprit généreux et accueillant. C’était juste magnifique et extrêmement touchant ! Nous sommes ensuite invités à la « cérémonie de départ » de Fatima, professeur de français et l’arrivée de Kamélia, sa remplaçante. Nous profitons une fois encore de l’accueil très chaleureux des habitants de Jalazun.

Le lendemain matin, nous revenons sur le camp. Invités dans la maison de la sœur de Khaled qui nous suit et nous guide depuis notre arrivée, nous buvons le thé et nous retrouvons l’esprit généreux et accueillant des habitants de Jalazun car nous nous voyons (nous les filles) offrir des petites tapisseries typiques palestinienne par la propriétaire des lieux, malade, qui reçoit toute la journée des habitants qui veulent passer. Sa porte restait ouverte à tous, littéralement parlant.

De retour au centre Al-Karama, nous poursuivons notre diagnostic des besoins et activités déjà mises en place. Nous profitons de nos derniers instants au camp en compagnie des volontaires. Jeanne et Asma ont attentivement écouté le témoignage d’Hossam. Il leur a dit que, tous les 4 ans, ils rénovent une rue pour participer à l’assainissement de leur camp. Il a également ajouté que, dans chaque maison, il y a entre 12 et 17 personnes qui vivent, ce qui a, une fois de plus, touché nos cœurs.

Pendant ce temps, Carmélia et Farouk ont filmé des endroits de la ville avec Khaled et Nawel. Ce fut un très bon moment car les enfants sont tous venus vers nous et ont été attiré par la caméra. Nous avons pris des photos avec eux et ils nous ont accompagnés durant toute la montée vers le centre sociale. L’état du camp nous a, une fois de plus, beaucoup touché…

Ainsi, les témoignages poignants sont partout, en chaque Palestinien, en chaque lieu, et nous en ressortons touchés et enrichis.

Midi, l’heure du départ sonne, nous quittons donc le camp, le cœur chargé d’espoir et de projets et avec l’envie sincère et forte de revenir soutenir et partager avec les habitants, ces gens chaleureux qui nous ont si bien reçus.

Le week-end suivant, alors que nous rentrions déjà en France, nous avons appris que le fête de la Science avait bien lieu à Ramallah. Khaled (qui avait toujours été présent pour nous) a mis en avant notre animation, donc pour l’année prochaine un retour positif est possible à Ramallah… Inch’ Allah.

Jeanne, Carmélia, Asma et Farouk

2 commentaires sur “Des Science Ac’ d’Ivry à Jalazun/Jifna”

  1. leila dit :

    ce ne sont pas des normaliens mais des jeunes d’Ivry sur Seine du programme science academie!

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